Linda est bouleversée, elle n’en a pas dormi de la nuit. Hier soir, elle voyait bien que son fils Victor, 8 ans, n’allait pas bien. Cela fait déjà plusieurs jours que Victor n’est pas comme d’habitude : lui qui aime tant les étoiles n’en parle plus et il a l’air parfois ailleurs…
A dire vrai, jusque là, Linda ne s’est pas plus préoccupée que cela de cette situation se disant qu’il y a des moments de transformation chez toute personne et que nous avons, toutes et tous, nos périodes "avec" et nos périodes "sans" ce qui peut effectivement être vrai.
Mais hier soir, alors qu’elle remarquait qu’il manquait à nouveau des affaires dans le cartable de Victor, et lui adressant une petite remontrance, celui-ci a fondu en larmes. C’en était trop, il n’en pouvait plus. Il a expliqué à sa maman que Sacha et ses deux acolytes l’embêtaient tout le temps. Ils le traitaient soit de "gros intello"», soit de " petochard" et surtout, ils s’amusent à lui casser certaines de ses affaires de classe : règle, gomme… Ils ont même déjà caché le sac de Victor et ont bien rigolé de le voir courir partout à sa recherche.
Linda est bouleversée par ce qu’elle entend. Comment peut-on être aussi méchant à cet âge ? Elle n’en revient pas que Victor ait gardé tout cela pour lui aussi longtemps.
Très vite, elle ressent un grand sentiment de culpabilité : elle n’a rien vu, elle ne s’est doutée de rien, quel genre de mère est-elle donc ?
Que serait-il important de conseiller à Linda pour qu’elle vive cette situation au mieux ?
C’est ce que nous allons voir dans la première partie de cet article. Puis, dans la seconde partie, je vous donnerai quelques astuces pour arriver à réaliser ce qui aura été exposé dans la première.
I. Pour ne pas commettre d’impairs, quels comportements est-il important que Linda adopte ?
A.Il est capital que Linda garde son calme suite aux révélations de Victor
Alors je sais, pour l’avoir vécu moi-même, que c’est très loin d’être évident. Je suis une personne qui a tendance à crier pour évacuer son stress donc soyez certain que j’ai bien conscience de toute la difficulté de l’exercice.

Néanmoins, dans notre situation, Victor a craqué et a expliqué ce qui lui arrivait. Cela fait peut-être plusieurs jours qu’il s’interroge de savoir s’il doit ou non le dire, s’il le dit, est-ce que cela ne va pas aggraver la situation ? Comment réagiront ses parents ? Iront-ils voir le directeur de son école ? Si oui, Sacha et sa bande ne risquent-ils pas de le lui faire encore plus payer ? Et le directeur de l’école, est-ce qu’il va le croire…
Une fois les choses dîtes, Victor regrette peut-être déjà ses confidences.
Si c’est le cas, que pensez-vous qui sera le plus profitable pour lui : être face à une « Linda bouleversée » qui va partir dans un monologue incriminant ces jeunes, les enseignants, l’époque… ou une « Linda posée » qui vivra un tsunami émotionnel intérieur mais qui gardera bonne figure devant son fils lui envoyant le message subtil : "tu as très bien fait de me parler, tu n’es plus seul face à ce problème, nous allons régler cela ensemble"
Vous, si vous étiez à la place de Victor, quelle Linda préféreriez-vous en face de vous ?
La seconde probablement, n’est-ce pas ?
Ce que je vous dis ici peut vous sembler difficile à faire et c’est vrai, ça l’est. Cependant, si vous n’arrivez pas à le faire, les conséquences peuvent être très délétères.
En effet, si Linda, suite aux révélations de Victor montre à celui-ci combien les propos énoncés l’ont ébranlés, qu’il constate que sa maman se fait maintenant beaucoup de soucis, qu’elle semble triste… pensez-vous que Victor réitèrera d’autres confidences ?
Imaginez que vous avez, vous-même, quelque chose qui vous pèse sur le cœur. Vous vous posez des questions pendant plusieurs jours car vous ne savez pas si vous devez en parler ou pas. Après peut-être quelques nuits d’insomnie, vous décidez de vous jeter à l’eau et de parler. Et là, la réaction de la personne en face, c’est d’être complètement bouleversée par ce que vous venez de lui dire. Regretteriez-vous, dans ces conditions, d’avoir parlé ? Probablement que oui, n’est-ce pas ? Et bien, c’est la même chose pour nos enfants avec quelque chose en plus, c’est que vous êtes son parent et qu’il préfère se faire du mal à lui plutôt que de vous en faire à vous.
N’oubliez pas que nos enfants ont une vision d’enfant et non d’adulte. Lorsque j’étais moi-même, victime de harcèlement scolaire, il y a de nombreuses années maintenant, je n’ai rien dît car je savais que cela mettrait ma mère dans des états pas possibles, elle qui était déjà anxieuse à la base. Bien sûr que maintenant que je suis adulte, je sais qu'elle aurait probablement pu faire face à cela, mais à l'époque, j'étais une enfant, avec un regard d'enfant...
B. Il est important que Linda montre à Victor qu'elle est suffisamment solide pour entendre tout cela
Alors attention, ce que je dis ici ne signifie aucunement que Linda n’aura pas le droit de pleurer, crier… Elle ne devra juste jamais le faire devant Victor.
Imaginez que vous êtes dans une situation critique et que les secours sont en train d’œuvrer pour vous sauver. Comment réagiriez-vous si le sauveteur qui tente de vous extraire de votre voiture est complètement bouleversé par la situation ? Il parle très vite, semble paniqué… Comment allez -vous réagir ? Il est très probable que vous aurez très peur également, vous serez submergée par vos émotions… Alors que si le secouriste vous parle avec calme, semble parfaitement savoir ce qu’il fait, vous décrit les étapes à faire ensemble… les choses ont beaucoup plus de chance de mieux se dérouler, non ?
Et bien, encore une fois, c’est la même chose pour votre enfant. Il vit déjà une situation très compliquée pour son âge. Il a besoin de soutien et, il ne faut pas se le cacher, on a beau beaucoup plus parler de harcèlement scolaire dans les médias, ce soutien, parfois, ne réside qu’en vous et votre famille. Pour que vous puissiez, ensemble, mettre les meilleures choses en place, et qu’il sache surtout qu’il peut toujours bénéficier de votre présence à ses côtés, il est impératif de lui montrer que vous avez la force d’encaisser tout cela.
Il y a une différence entre « ressentir une émotion » et l’exprimer. Bien entendu que l’annonce de ce genre de nouvelle génère chez Linda, comme en chacun des parents que nous sommes, différentes émotions telles que la colère, la tristesse, la peur… Bien évidemment que nous sentons notre corps se tendre à l’arrivée de ces émotions. Néanmoins, il sera important d’attendre le moment, pour les exprimer, où nous serons seuls afin que notre enfant nous voit fort et non ébranlé par la situation. Par contre, il sera aussi capital d’avoir ces moments de décharge car garder des émotions en soi, sans les déverser à un moment ou à un autre, est dangereux.
C. Il est important que Linda écoute et croit Victor
Linda, dans notre histoire, va bien évidemment être très mal à l’aise. Quelle maman se sent bien en entendant que son enfant est maltraité ? Or, cette perturbation émotionnelle, peut la conduire, inconsciemment bien sûr, à ne pas vraiment écouter ce que Victor a à lui dire car chaque nouvel événement est comme un coup de poignard dans le cœur de Linda. Si Linda vit les choses ainsi, elle aura peut-être envie, afin de se protéger, de vite donner des conseils à Victor ou peut-être même de minimiser les faits qu’il expose…
Là encore, cette réaction est tout à fait compréhensible humainement. Cependant, si les choses se passent ainsi pour Linda et Victor, comment pensez-vous que va réagir Victor ? Pensera-t-il qu’il a eu raison de parler ou pas ? Et s’il en arrive à la conclusion qu’il aurait bien mieux fait de se taire, que pensez-vous qu’il fera dans le futur… Reparlera-t-il ? Comment Linda saura-t-elle si les choses se sont arrangées ou ont empiré, si Victor ne lui dit plus rien ?
Il est donc fondamental, encore une fois, que Linda prenne sur elle afin de ne pas montrer son désarroi et qu’elle se mette à hauteur de son fils pour le regarder et lui montrer qu’elle est toute disponible à l’écouter. Elle pourra agrémenter son écoute de certains hochements de tête pour lui montrer qu’elle est bien là avec lui. Elle aura probablement des questions, elle pourra les lui poser quand il aura fini. Pas trop de questions tout de suite car cela pourrait faire penser à Victor que sa maman ne le croit pas alors qu’elle cherche peut-être juste à mieux comprendre ou à préciser les faits.
Il sera aussi important pour Linda de reformuler ce qu’elle pensera avoir compris des propos de Victor car d’une part, ça lui permettra de vérifier qu’elle a bien reçu ce qu’il voulait lui transmettre (nous sommes toutes et tous différents et voyons le monde avec une paire de lunettes qui nous est propre. Parfois, il peut y avoir un énorme décalage entre ce que je souhaite exprimer et ce que reçoit mon interlocuteur…) et d’autre part, cela montrera à ce dernier l’intérêt que sa maman lui porte.
Il sera aussi important que Linda croit ce que dit Victor et ce, toujours dans cette optique de ne pas lui laisser croire qu’il aurait mieux fait de se taire. Bien entendu qu’elle aura probablement des choses à éclaircir dans le futur pour s’assurer de comment son fils a interprété tel ou tel fait. Néanmoins, pour l’heure, son enfant a fondu en larmes face à une remontrance et ce n’est pas dans ses habitudes. Son enfant souffre, quelque chose ne va pas et il sera important d’éclaircir tout cela dans le futur.
D. Il est capital que Linda et Victor décident ensemble de la marche à suivre
Souvent, lorsque les adultes sont au courant d’une situation de harcèlement scolaire, ils aggravent la situation. Je suis moi-même tombée dans ce piège. Les jeunes ne se font d’ailleurs pas d’illusion sur la question, c’est pour cela qu’ils décident, très souvent, de garder le silence.
En effet, à la place de Linda, que risquerions-nous de faire suite aux révélations de Victor : aller trouver son enseignant et/ou le directeur de son établissement n’est-ce pas ? Serions-nous davantage à le questionner pour savoir s’il avait, de son côté, remarqué quelque chose, ou serions-nous plus en mode « accusation » : comment se fait-il que vous n’avez rien vu…
Il est fort probable que nous réagissions plus comme dans la seconde proposition, ce qui n’est vraiment pas à faire. Je vous conseille vraiment d’avoir retrouvé un certain calme lorsque vous irez voir l’enseignant et/ou directeur d’établissement de votre enfant car écouteriez-vous une personne qui vous accuse sans vous laisser en placer une ? Probablement que non, n’est-ce pas ?
De plus, Victor ne souhaite peut-être pas que l’enseignant et/ou le directeur soient mis au courant d’une manière ostentatoire. Peut-être souhaiterait-il une certaine discrétion afin de ne pas éveiller les soupçons de Sacha et ses acolytes. Il sera donc important que Linda n’arrive pas, en trombe, le lendemain matin avec la bouche pleine de reproches. Et pour arriver à faire cela, il sera peut-être important qu’elle attende quelques jours, que les choses s’intègrent, car ce n’est effectivement pas évident, après de telles révélations, de garder son calme.
Agir avec le consentement de Victor et ne rien faire avec quoi il n’est pas d’accord permettra encore de consolider le soutien qu’on lui apporte. Il pensera qu’il a bien fait de parler et reparlera encore dans le futur !
Alors, suite à l’exposé de tous ces conseils, je ne sais pas si vous êtes comme Linda mais elle, elle se dit que c’est très bien tout cela, elle comprend effectivement tout ce qu’on lui demande mais ne se voit pas arriver à le faire.
C’est pour cela que nous allons lui communiquer certains outils dans notre seconde partie.
II.Que peut faire Linda pour conserver son calme face à la situation ?
A.Prendre conscience de la chance qu’elle a que son enfant lui ait parlé
Effectivement, dans un premier temps, je pense qu’il est essentiel que Linda cherche le positif qu’elle peut trouver dans cette situation plus que délicate. Et ce positif, c’est que Victor ait parlé. Elle peut remercier la Vie pour cela. Pourquoi ?
Déjà parce que étant au courant de la situation, elle a une réelle possibilité d’agir et d’agir d’une manière adéquate et efficace. Comment agir quand on ne sait même pas que son enfant subit telle ou telle agression répétée ?
Ensuite, si elle se focalise sur le fait d’être heureuse que son enfant lui ait parlé, elle va lui renvoyer ce message d’une manière ou d’une autre et nous avons vu, dans la première partie de cet article, à quel point c’était important.
Enfin, en faisant cela, elle va nourrir un sentiment de gratitude en elle ce qui estl’antidote parfait à un sentiment de peur ou de colère qui pourrait l’envahir eu égard aux circonstances.

B.Respirer profondément
Pour cela, il suffit d’inspirer par le nez de manière à faire gonfler son ventre et d’expirer par la bouche et de répéter cela plusieurs fois.
Bien sûr, le mieux, pour Linda, sera de faire cela à l’abris du regard de Victor dans un premier temps. Après, elle pourra le faire de manière beaucoup plus discrète mais pour une première, il est peut-être préférable,pour elle, de prétexter une envie pressante. Une fois aux toilettes, elle pourra reprendre ses esprits en pratiquant quelques respirations profondes. Bien évidemment, avant de quitter Victor pour quelques minutes, il sera important qu’elle le remercie d’ avoir parlé et qu’elle lui explique qu’elle revient tout de suite pour parler de tout cela avec lui.
Ce ne sera peut-être pas facile mais il sera important de ne pas partir tout de suite après les révélations de Victor car ce dernier pourrait, de ce fait, se voir révélé l'état interne de sa maman.
C.Garder en tête l’exemple qu’elle souhaite donner à son fils
Il est important de préciser ici que pour nous tous, ce sont nos pensées qui vont nous aider à guider nos actes. Si nous nous trouvons, comme Linda, dans une situation qui provoque en nous de fortes émotions, afin de ne pas nous laisser happer par elles et de perdre en quelque sorte le contrôle, nous pouvons nous focaliser sur une pensée qui nous permettra, en quelque sorte, de passer les remous de la tempête émotionnelle.
Nous pouvons donc, dans de telles circonstances, nous focaliser sur l’exemple que nous voulons renvoyer à nos enfants : une personne qui maîtrise ses émotions ou un adulte qui part en vrille ?
Attention, si vous venez de penser, à l'instant, que vous, vous n'arrivez pas à maîtriser vos émotions, que vous êtes nul(le)... STOP à la culpabilité ! Ma famille pourrait vous certifier que moi, qui donne ce conseil à Linda, ne suis pas encore totalement au point dans le domaine... Deux choses dont je suis certaine : Personne n’est parfait et plus nous pratiquons quelque chose, plus nous gagnons en compétence ! Nous avons toutes et tous des challenges à relever dans nos vies. Ne perdez pas votre énergie à vous flageller mais consacrez là à vous améliorer par des lectures, un suivi personnalisé… Comme n'importe qui sur cette Terre, vous êtes capable !
Je sais que ce n’est pas évident de rester calme lorsqu’on touche à notre progéniture mais c’est important car c’est ce calme qui permettra à votre cerveau de ne pas être court-circuité par vos émotions ce qui vous permettra de réfléchir efficacement et de soutenir au mieux votre enfant.
D.Prendre du temps pour elle
Dans les jours, voire les mois, qui suivent ce genre d’annonce, il est capital que les adultes prennent du temps pour eux.
Je sais, je sais. Si vous vivez ce genre de situation présentement, vous ne vous voyez pas du tout prendre du temps pour vous alors que votre enfant va mal, qu’il est important de l’aider… Je comprends. Néanmoins, le jour où vous n’avez plus de « jus » vous-même, vous ne pourrez en aucun cas lui en transmettre, ça, c’est une certitude.
Je sais que c’est difficilement réalisable dans nos vies actuelles : famille, travail, difficultés particulières avec des enfants ou des parents…
Néanmoins, je le répète, le chemin à parcourir avec Victor, pour Linda, va peut-être être difficile et long. Elle doit se préparer à rester calme sur le long terme sinon, tôt ou tard, elle va exploser et tous ses efforts seront ruinés en quelques secondes.
Même si ce n’est que 10 minutes, ou même 5 minutes, par jour, il est important que Linda prenne ce temps, que vous preniez ce temps, pour revenir à vous. Si vous aimez la nature, baladez-vous en forêt, si vous aimez nager, prévoyez un petit temps pour le faire… Vous n’en serez que plus frais et dispo pour être totalement présent(e) pour soutenir votre enfant. Pensez-y !
E.Observer son dialogue intérieur
Nous avons déjà évoqué, dans le corps de cet article, l’importance des pensées que nous nourrissons. Mais, au fait, c’est quoi « nourrir une pensée » ? Pour moi, c’est lui donner de l’importance, la mettre en lumière. Nous avons toutes et tous un certain nombre de pensées qui nous traversent l’esprit chaque jour. Certaines vont être soutenantes pour nous et d’autres beaucoup moins.
Cependant, très souvent, tout ceci, ce brouhaha de pensées dans nos têtes a lieu de manière automatique. Nous ne sommes pas vraiment conscient(e) de celles à qui on donne de l’importance.
Et bien, changeons les choses car si je ne fais pas attention aux pensées qui me traversent, je ne peux pas me rendre compte de celles qu’il serait bon que je mette de côté et que je remplace par d’autres.
Ok me direz vous, mais cela veut dire quoi ? Que je dois m’observer toute la journée ? J’ai des tas de choses à faire et pas vraiment le temps pour cela… En fait, je pense que l’on peut déjà aller regarder à quoi on pense quand on ressent des émotions désagréables comme la colère, la peur, la tristesse car quand on ressent de la joie, tout est au vert donc rien n'est à changer.
Des émotions désagréables nous indiquent que certains de nos besoins de sont pas satisfaits. Il est aisé de comprendre que lorsqu’on apprend le harcèlement scolaire de son enfant, comme Linda, notre besoin que notre progéniture aille bien, soit protégé..., ne soit pas satisfait, n’est-ce pas ?
Cependant, si en allant observer mes pensées je prends conscience qu’une pensée non soutenante telle que « Penses-tu vraiment être capable d’aider ton enfant à se sortir de cette situation très délicate ? » tourne et retourne dans ma tête, je pourrai l’accueillir et me dire : « Ok, c’est vrai, je ne sais pas si je vais être capable mais pourquoi ne le serai-je pas ? Dans ma vie, j’ai déjà affronté ceci et cela et j’ai réussi à m’en sortir, pourquoi en serait-il différent aujourd’hui ? »
Pour pouvoir échanger une pensée par une autre, il est important de débusquer celle qui n’est pas soutenante et pour cela, il est donc important d’observer notre dialogue intérieur : comment nous parlons-nous ?
Autre exemple car cette notion est hyper importante pour la suite de la situation :
Si, en observant ses pensées, Linda constate qu'elle se dit : « Quel parent je fais. Cela fait plusieurs semaines que Victor vit toute cette violence et je n’ai rien vu. J’étais trop occupé(e) par ce nouveau projet au travail… » vous avez la possibilité de changer cette pensée par « même si je ressens beaucoup de tristesse pour Victor, je suis contente qu'il m'ait tout dit. Je suis avec lui maintenant et nous allons pouvoir avancer ensemble »
La seconde pensée sera beaucoup plus utile à Linda que la première. Qu'en pensez-vous ?
J’espère que cet article aura pu vous aider. Gardez en tête que même si on avance doucement, ce n'est pas grave, l'essentiel, c'est de ne pas être à l'arrêt !
Si malgré les indications données, vous ne vous sentez pas encore apte à soutenir seul votre enfant, victime de harcèlement scolaire, et que vous souhaiteriez être guidé et accompagné lors de ce parcours, contactez-moi.
LIENS